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Océan Indien
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Les Iles et archipels de l'océan Indien occidental
La géographie a disséminé à l'ouest de l'océan Indien, en marge de l'Afrique, une pluralité d'îles, relativement proches les unes des autres, mais difficiles à réunir en un ensemble cohérent.Il s'agit de Madagascar, des Seychelles, des Mascareignes (Regroupant la Réunion, l'île Maurice et sa dépendance Rodrigues), des Comores (dont Mayotte) et d'un certain nombre d'îles éparses et minuscules.

Ces îles ont des origines géologiques différentes.L'océan Indien a commencé à naître il y a environ 140 millions d'années, de la dissociation d'un continent initial (le continent de Gondwana), qui s'est partagé entre l'Afrique, l'Inde, l'Australie et l'Antarctide.Madagascar et le plateau marin sur lequel émergent les Seychelles peuvent être définis comme des " radeaux " laissés en arrière par la dérive du vieux continent de Gondwana.La lenteur de ces longs glissements des fonds océaniques contraste avec la violence des jaillissements volcaniques : les Comores et la Réunion vivent sous la menace des possibles désastres provoqués par leurs volcans toujours très vivants.

Géographes et voyageurs de l'océan Indien ont souligné les diversités insulaires : sans doute davantage de différences que de ressemblances.

Par les dimensions : Madagascar, qui est considéré comme la quatrième plus grande île du monde, est un micro-continent.La Grande Île (la périphrase est devenue cliché) mesure 1 580 km du nord au sud - mais seulement 580 km dans sa plus grande largeur, et ceci montre qu'elle reste bien une île.A l'inverse, certaines des Seychelles ne sont que de minuscules îlots perdus sur l'océan.

Par l'âge : souvent appelées les " îles-sœurs ", Maurice et la Réunion sont loin d'être jumelles.La première accuse son ancienneté et ses rides par l'érosion avancée de ses montagnes, tandis que la Réunion n'a pas terminé sa croissance : l'éruption du Piton de la Fournaise en 1986 a produit une coulée de laves qui s'est déversée dans l'océan et a agrandi l'île de trente hectares.

Par l'aspect : relief tourmenté des îles volcaniques ; lagons et plages des îles coralliennes, parfois recouvertes par la mer aux grandes tempêtes ; granites vénérables et usés des Seychelles ; jeunesse de la Réunion aux montagnes vertigineuses.

Il est pourtant un trait commun : l'appartenance à la zone tropicale et la soumission à un même régime climatique. Encore que l'altitude des Hauts Plateaux malgaches corrige les effets de la latitude, et que bien des nuances soient à distinguer : les Seychelles, plus proches de l'équateur, échappent à la menace des cyclones, ailleurs si redoutés.Il reste que le régime de la mousson, avec ses vents et ses courants dominants, a favorisé, à l'époque historique, la circulation entre les îles.Les navigateurs arabes ont longtemps su être présents dans toutes les îles (on soupçonne même qu'ils sont allés à Maurice et à la Réunion avant les premiers Portugais).Leurs boutres, petits navires à deux mâts, aux voiles en trapèze, se voient encore dans beaucoup de ports et signalent une possible convergence culturelle des îles.

Pourtant, c'est la diversité culturelle qui frappe d'abord, malgré (ou à cause de) la date relativement récente de l'entrée des îles dans l'histoire humaine : il y a deux à trois siècles, pour les Seychelles ; quinze à vingt, pour Madagascar.Ce qui est déjà un long temps, mais si peu en comparaison de la longue durée (des centaines de milliers d'années) d'occupation humaine et pré-humaine dans l'Afrique orientale toute proche.Tout se passe comme si, pendant les longues ères de l'histoire géologique et les longs siècles de l'histoire ancienne des hommes, les îles de l'océan Indien étaient restées parfaitement îles, refermées sur elles-mêmes, merveilleusement " désertes ", isolées dans leur originalité, avec leurs plantes, leurs animaux, qui ne se rencontrent nulle part ailleurs - et qui parfois ont disparu, comme les hippopotames nains du Sud de Madagascar, ou l'oiseau aepyornis qui mesurait trois mètres et pondait des œufs d'une contenance de huit litres, ou le dronte (appelé " dodo " à Maurice), gros comme un dindon et trop paresseux pour voler.Toutes ces bêtes fantastiques ont été victimes de la présence humaine.

Car les hommes enfin sont arrivés, venant d'ailleurs, de tous les horizons (ou presque : celui du Sud était décidémént trop polaire). Au fil des siècles, les migrations ont façonné les visages particuliers de chaque île.Pré- ou proto-malgaches lointainement venus de l'Insulinde et de l'Afrique.Expansion de l'Islam à partir des rivages musulmans de l'océan Indien.Courants discrets que l'on devine depuis la Perse et l'Inde.Débarquement tonitruant des Européens et de la colonisation.Traite des esclaves.Recrutement de travailleurs engagés dans la péninsule indienne.Diaspora chinoise.Sans oublier les pirates, les naufragés, les exilés, les chercheurs d'or, les coopérants techniques...

La diversité culturelle se traduit par la bigarrure des langues, des usages, des religions.Chaque île, dans son cheminement historique autonome, a modelé son identité...Il existe cependant des lignes de convergence, quelques points de rencontre.Ainsi le souvenir commun d'être entré (même si c'est à des périodes, à des titres, à des degrés très divers) dans la mouvance française.

L'île Bourbon, aujourd'hui la Réunion, est restée, depuis 1638, sous la souveraineté française ; elle est devenue département d'Outre-Mer en 1946.L'île Maurice, qui s'appelait l'île de France au XVIIIe siècle, et les Seychelles, qui empruntent leur nom à l'intendant Moreau de Séchelles, furent colonies françaises avant de passer sous domination britannique au début du XIXe siècle, puis d'obtenir leur indépendance, respectivement en 1967 et 1976. Longtemps convoitée par les Français, qui y installèrent un établissement de 1643 à 1674, la grande île de Madagascar subit la colonisation française de 1895 à 1960.L'archipel des Comores a été contrôlé par la France à partir de 1841 ; après de multiples changements de statut, il a accédé à l'indépendance en 1975, mais l'île de Mayotte a préféré rester étroitement associée à la France en demandant le statut de département.

De ces différents épisodes coloniaux, les îles ont conservé la communauté de l'usage d'une langue : le français, qui joue un rôle important à l'intérieur de chacune d'elles et qui sert de commode langue de travail lors des réunions internationales de la région. La toponymie suggère dans beaucoup d'îles (jusqu'à l'îlot d'Aldabra, ultime refuge des grandes tortues terrestres) la naturalisation du français sur ces terres dispersées entre équateur et tropique du Capricorne.

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