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Contenu du chapitre :

La faune
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La faune des Comores
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La nature des Comores
Un poisson dinosaure : Le coelacanthe

La faune des Comores : des lémuriens au coelacanthe Envoyer l'article par courrier électronique Imprimer l'article

 

La faune de l'Océan Indien

Les makis, des lémuriens à visage de renard

Aucun grand mammifère terrestre ne vit aux Comores ou à Madagascar ou sur qucune île de l'Océan Indien occidental. On n'y verra ni girafes, ni éléphants, ni lions, zèbres ou antilopes, comme c'est le cas dans les autres pays d'Afrique Orientale (Kenya, Tanzanie, Mozambique) dont les côtes sont juste en face, de l'autre côté du canal de Mozambique. En revanche, l'archipel est le terrain d'élection d'un grand lémurien, le maki (lemur mongoz), déjà connu de longue date par les zoologues et dont voici une description toujours exacte rapportée par un voyageur au siècle dernier : « Quadrumanes par les quatre extrémités, et surtout admirablement conformés pour la vie dans les arbres, ils sont encore nommés sin­ges à museau de renard, par allusion, d'une part, à leur caractère de qua­drumanes et, d'autre part, à leur physionomie aux yeux jetés un peu de côté, et au museau pointu, rappelant assez bien le museau oblong et effilé d'un renard, Les formes des lémuriens, bien qu'ils soient des pri­mates quadrumanes, diffèrent de cel­les des singes ; et quoiqu'ils aient sensiblement les quatre pouces bien développés et apposables, et le premier doigt du pied de derrière armé d'un ongle pointu et relevé, tous les autres ongles sont plats. Leur pelage est laineux, ce qui semblerait étrange sous ce ciel brûlant, si nous ne savions qu'un épais vêtement pré­serve du chaud comme du froid ; c'est ainsi que le lourd manteau dont les Bédouins s'enveloppent les garan­tit pendant le jour de l'action directe de la lumière solaire, de même qu'il les tient la nuit à l'abri de l'humidité et du froid. La partie antérieure chez les lémuriens est courte, la posté­rieure est longue et plus grêle, ce qui leur donne le caractère d'animaux sauteurs. Le corps effilé se plie sur lui-même et, alors, il a l'apparence de celui d'un chat qui se ramasse. La tête est souvent entourée d'une fraise de poils plus laineux et plus longs, et se termine en museau très fin. Les yeux larges, bien ouverts, sont par­faitement appropriés aux besoins d'une vie nocturne. Les dents ne sont pas celles des singes : il y a six incisives en haut et quatre en bas ; elles sont en outre inclinées...
« Dans leurs forêts natives, les lémuriens vivent en troupe : avec leurs voix fortes, mais sourdes, ils remplissent l'air de concerts discor­dants. Habitant dans le plus épais du fourré, à peine peut-on apercevoir leur troupe, tant leurs habitudes sont fuyardes, et tant l'instabilité de leurs poses est extrême. Sauvages, défiants, ils fuient l'homme, ne l'attaquent pas il est vrai, mais savent se défendre contre lui avec une grande obstination : pris jeunes, au contraire, ils s'habituent bien aux douceurs comme aux peines de la captivité, et l'on dit que les habitants du pays parviennent à s'en servir pour la chasse aux oiseaux.
« L'agilité des lémuriens est sur­prenante ; ils traversent une forêt de branche en branche, sans jamais des­cendre. C'est pendant la nuit ou le crépuscule qu'ils se livrent ordinai­rement à leurs gambades et, le jour, ils se tiennent blottis au fond de leur retraite creusée dans les troncs pour­ris des vieux arbres. Ces habitudes nocturnes rendent parfaitement rai­son de l'utilité de leur fourrure. Fruits, reptiles, insectes, petits oiseaux et ceufs, font la nourriture de ces rôdeurs... »
Il faudrait ajouter à cette descrip­tion la longue queue en forme de S et certaines (mauvaises) habitudes : leur ivrognerie invétérée qui pousse les makis à sortir de leur réserve jusqu'à se risquer en ville, la nuit, près des bars où ils viennent finir les cadavres de bouteilles d'alcool. Bien qu'ils soient facilement apprivoisa­bles, une réglementation stricte les protège, car leur espèce risque de s'éteindre dans l'archipel. Néan­moins, il n'est pas rare de renco rer des makis en laisse sur les plages où ils sont devenus les animaux familiers, des estivants ou des coopérants qui les capturent surtout à Mwali, à Ndzuani ou à Maoré.

Des mangoustes par milliers

Importées des Indes pour détruire tous les serpents, les mangoustes se sont fort bien acquittées de leur tâche et à de rares exceptions près, il n'existe plus de serpents venimeux dans l'archipel. En revanche, un autre fléau s'est imposé... les man­goustes ! Elles se sont tellement reproduites qu'elles pullulent dans les îles et s'attaquent maintenant aux poulaillers, ce qui les rend indésira­bles, comme les kangourous en Aus­tralie. Impossible de ne pas en voir aux Comores, elles traversent les routes, seules ou par groupes, à toute heure de la journée. Pfuitt ! un petit éclair roux qui ressemble vaguement à un écureuil...
Appartenant à la famille des viver­ridés, comme les civettes et les genet­tes, ce petit carnassier vit en petites colonies dans des terriers, dans des trous de rochers ou dans le creux des arbres. Il se nourrit d'insectes, de petits vertébrés et aussi de lièvres et de poules.
Parmi les curiosités de la faune comorienne, il faut aussi mentionner le « crabe des cocotiers », un crabe terrestre qui creuse des terriers dans le sol meuble des bords de mer. Ce crabe géant bat tous les records mon­diaux, car il peut atteindre jusqu'à trois kilogrammes ! Contrairement à l'idée répandue, il ne monte pas aux cocotiers pour aller cueillir des noix mais attend calmement à terre que celles-ci tombent et se fendent pour se repaître de leur pulpe. Autre ani­mal insolite : le tangue (tenrec encan­datus), originaire de Madagascar. Il est de la famille des hérissons mais n'a pas de piquants et ne peut se met­tre en boule.

Des chauves-souris suicidaires

Tout ce qui vole n'est pas forcément un oiseau : les roussettes des Comores sont là pour le démontrer. Ces chauves-souris de grande envergure affectionnent les manguiers pour se repaître de leurs fruits - et les fils électriques... pour se suicider ?

Tout le long des routes comoriennes, on verra des cadavres de roussettes électrocutées et ressemblant à de petits parapluies accrochés aux fils à haute tension. Les Malgaches les mangent et trouvent leur chair délectable comme du poulet.
L'avifaune comorienne est très riche. Beaucoup d'oiseaux migrateurs viennent nicher ici. C'est le cas notamment de différentes espèces d'échassiers (hérons, aigrettes, culs blancs, etc.) et de palmipèdes (sarcelles, frégates, hirondelles de mer). Quelques espèces sont typiques des Comores, comme le gobe-mouche, le hibou et l'oiseau-lunettes du Karthala, ainsi que le drongo de Grande Comore.

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